Mais reprenons depuis le début.[1]
Nous sommes donc partis à 3 de Brest, Fred, Queut' et moi vers 14h (avec le quart d'heure Télécom de retard en vigueur dans nos contrées). 3h plus tard, après avoir fait le plein de Scorpions dans la voiture, nous voilà à Nantes où nous passons prendre Gaëlane, Queut's girlfriend puis nous dirigeons vers le centre pour avaler un kebab (non sans être passé déposer nos affaires chez Fred, qui m'héberge pour la nuit, quel gentil homme que ce Fred !).

Quelques longues minutes plus tard (non, je n'étais pas stressé d'arriver en retard contrairement à ce que diront certains), le coeur s"accélère, nous nous dirigeons vers le Zénith de Nantes où je croise Aude, une amie de Plouguerneau et un peu plus tard, un ami à elle, Mathieu, qui a gagné un accès backstage grâce au magazine Rockhard. Après quelques dizaines de minutes d'attente à l'extérieur, nous nous retrouvons devant la scène, dans la fosse, à quelques mètres sur la gauche (il était un peu difficile de se faufiler pour accéder à l'avant de la scène sans s'attirer les foudres de la foule, peut-être aurions-nous dû arriver un peu plus tôt ?).

A 20h30 quasi-précises débute la première partie, le groupe Tribute [2]. Il s'agit d'un trio, deux guitaristes et un chanteur, qui nous chantent quelques reprises de chansons plus ou moins connues. Le public reprend en coeur Knock Knock on Heaven's Door et Highway To Hell sur laquelle ils terminent cette première partie du concert.

Pendant le changement de scène, je fais alors la connaissance de Mathieu, qui sort de sa rencontre avec le groupe. Apparemment, ils sont tous super sympas, ils sont discuté un peu, signés des autographes sur les vinyles et pris une photo de groupe. Seul Rudolf Shenker, un des guitaristes du groupe (le blond), est absent, pour cause de dos cassé, il se fait masser pour attaquer le concert au meilleur de sa forme. Pendant ce temps, nous observons un visuel de la couverture de leur dernier album descendre et décorer l'arrière de la scène. Après quelques échanges avec Mathieu, la lumière s'éteint, les coeurs accélèrent, It's time...

Le concert commence donc, après une petite mélodie qui fait un peu musique de cirque par les quelques mots Welcome to Humanity, this is Hour One. Puis James Kottak, le batteur, attaque le premier morceau, il s'agit de Hour One justement, un des morceaux de leur nouvel album intitulé Humanity Hour One.
S'ensuivent 2h15 d'un concert fantastique. S'enchaînent des titres récents comme Love 'Em or Leave 'Em (Unbreakable) ou Deep and Dark (Unbreakable également), plus récents comme Humanity, 321 (prononcez Three, Two, One) ou The Game of Life (tous les trois sur leur dernier album sorti il y a 3 jours, le 14 mai) mais bien sûr, nous avons également le droit à de nombreux titres plus ou moins connus (plutôt plus en ce qui me concerne :) ) : Wind Of Change, 'Make it Real, Blackout, Dynamite, The Zoo, Tease Me, Please Me, Big City Nights, un énormissime Holiday'' pendant lequel Klaus Meine, le chanteur, fait "wouhouter"[3] le plublic.
A un moment, on a eu un Coast to Coast (un morceau instrumental) avec Klaus Meine à la guitare accompagnant les deux autres guitaristes et le bassiste, tous les 4 se balancent sur le devant de la scène en rythme, et derrière, Kottak se déchaîne à la batterie.
En guest star, nous avons le droit à la prestation d'Uli Jon Roth, très très très bon (voire excellent) ancien guitariste du groupe. Toujours d'autres titres : ', Pictured Life, He's a Woman, Fly to the Rainbow sur lequel on entend la voix d'Uli Roth (j'avoue que je ne me souviens pas de tous les titres joués pendant le concert, ni en particulier ceux sur lesquels Roth jouait ou non).

Plus tard, on assiste à un duo entre le bassiste Pawel Maciwoda et la batteur, James Kottak qui se prolonge sur un solo de Kottak. Et là, c'est énormissime. Je ne vous ai pas encore dis, mais le batteur de Scorpions est taré à souhait, durant tout le show, il jonglait avec ses baguettes pendant les morceaux, les faisant tourner à la manière d'une majorette, les lançant en l'air, etc. Pendant son solo, on a le droit à tout ça, il s'éclate sur sa batterie et joue avec le public, divisant la salle en trois partie et organisant un battle entre toutes les parties de la salle. Puis il termine ce solo qui a bien duré 10 minutes en vidant une bière sur son corps et en se l'éclatant sur la tête (d'après ce que j'avais entendu, il est assez coutumier du fait).

Et là, c'est la fin. Le groupe salue le public et sort. Mais, le public n'est pas dupe : déjà, un groupe qui fait pas de rappel, ça le fait pas mais en plus, ils n'ont pas fait Still Loving You ! Donc forcément, après 5 bonnes minutes d'applaudissements et de rappels, on les voit réapparaître, et chanter SLY, puis Rock You Like a Hurricane. Uli Jon Roth remonte sur scène pour jouer In Trance (une de mes préférées) et ils terminent par When the Smoke Is Going Down.

A la fin du concert, salut au public, les guitaristes lancent des médiators dans le public (enfin, surtout aux premiers rangs). A noter que pendant le concert, Klaus lançait des baguettes de batteurs dans le public (mais encore une fois, on était un poil trop loin pour en avoir).
Après un dernier "Vive la France" (on l'aura pas mal entendu celui-là ces derniers temps...), les voilà partis, et nous, tout transpirant, regagnons nos pénates.%%

En bref, un concert inoubliable, de loin pour moi le meilleur concert que j'ai vu dans ma courte vie jusqu'à présent. Le son était très bon, la prestation visuellement et musicalement excellente, entre Klaus qui saute partout avec son tambourin, Rudolph qui fait des moulinettes avec sa guitare et Kottak qui s'existe sur sa batterie. On voyait que le groupe prenait du plaisir à être là (ou ils en donnaient fortement l'impression) et transpirait sur scène pour son public. J'y retourne dès que j'en ai l'occasion !

Tribute The Scorpions - Coast to Coast Uli Jon Roth Scorpions - Final
Les photos ci-dessus ont été prise par Manufacture (www.hardrock80.com).

Notes

[1] Oui, je sais, j'aime bien raconter ma vie, mais c'est pour installer le contexte.

[2] d'après le forum du site du fanclub officiel français, CrazyScorps, ils auraient remplacé Heavenly au dernier moment

[3] sisi, ça existe, c'est faire répéter les "wouhous" au public sur le même rythme que le chanteur