Joshua Tree Park
Par Thomas Villaren le dimanche 23 septembre 2007, 20:54 - 508 - Lien permanent
3 billets en un week-end ?! Et bien oui, mais trois billets pour dire la même chose puisque aujourd'hui, pour de bon, je vais tenter de raconter dans les grandes lignes l'épopée des Thorny Devils, équipe de quatre personnes, à l'assaut du Joshua Tree Park, à la limite entre les déserts de Mojave et du Colorado, un des parcs nationaux américain où l'américain vient renouer avec la nature, loin de la pollution de la métropole angeline (hum, on me dit que c'est pollué par là-bas malgré tout...).
Je vous passe les détails du voyage en van, départ vendredi soir de Irvine, arrivée deux heures plus tard au milieu de nulle part (mais y'a vraiment rien, ça change du tout au tout par rapport à la ville). Heureusement qu'Eric, notre chauffeur et hôte, connaît par coeur la route, parceque je vous garantis que faire la différence entre une route droite et une autre route toute droite dans le désert, c'est pas du gâteau, surtout quand il fait nuit...
Après une petite bière trappiste (hôte belge oblige !), nous nous couchons dans la maison au milieu du désert, il est minuit trente, le réveil est prévu pour 6h.
Et 5h30 plus tard, nous nous levons. Un peu dur le réveil, mais le soleil qui commence à montrer son nez par la fenêtre nous fait vite sortir de nos lits, et je sors prendre quelques photos de ce désert, comment dire..., désert ? Car il n'y a pas grand chose mais c'est un paysage à couper le souffle que l'on découvre à l'extérieur. Je vais d'ailleur préciser tout de suite que toute la journée, je n'ai eu à faire qu'à des paysages à couper le souffle donc bon, comme ça, j'ai pas besoin de me répéter 
Après un petit-déjeuner copieux (bagels, marbrés et Scones), nous prenons le van vers Joshua Park Tree, à quelques kilomètres de là. Après l'entrée du parc, nous décidons de faire quelques 30 miles en voiture dans le parc pour partir au milieu de nulle part et ne pas commencer par la grande montée de l'entrée. Après un petit échauffement de 7 miles, nous voilà partis pour une montée de 2000 pieds sur 10 miles (600 mètres en 16km). Arnaud à la bonne idée, de poser son vélo contre un Joshua Tree, un peu piquant... Nous voilà avec une chambre à air à changer. Une petite demie-heure plus tard (oui, on a tenté de réparer puis, voyant que ce n'était pas un mais plusieurs trous que nous devions bouger, nous avons décidé de changer la chambre à air), nous repartons donc.
Bon, là, je n'ai pas grand chose de palpitant à vous raconter, pendant les quelques 50 miles suivant, nous n'avons pas beaucoup parlé, la concentration est notre seule amie, les seules pensées qui traversent nos esprits sont : pédale, pédale, allez, plus que 1 miles avant la fin de la montée, pourvu qu'un coyote traverse pas devant moi, encore des fourmis ?. Nous faisons l'aller-retour depuis la voiture jusqu'à l'entrée ouest du parc par laquelle nous sommes arrivées. Arnaud et moi discutons avec deux hollandaises en road trip au milieu des USA. Une fois n'est pas coutume, je dis Hello à une américaine qui me répond We are you from ?. J'en déduis que mon accent n'est toujours pas des plus convaincants
Quelques miles avant l'arrivée, je crève à mon tour (mais pas en jetant mon vélo contre un cactus, non, non). Étant 50 mètres derrière Éric et Arnaud qui ont le matériel pour réparer mais n'entendent pas mes appels au secours, j'arrête une voiture par des grands gestes (et oui, même au milieu du désert, la circulation n'est pas nulle, mais la route est plutôt petite : 2x1 voie seulement), et envois le couple américain prévenir mes compères qui me rejoignent pour réparer l'incident.
Quelques minutes plus tard, nous voilà de retour au point de départ. Bilan : 70 miles parcourus en 6h20 (dont 4h30 de pédalage et le reste en pause) soit 112 km avec une moyenne de 15miles/h soit du 24km/h (en roulant, sans compter les pauses). Comme je le disais hier soir, la température n'était pas très élevée (les montres GPS qui nous permettent d'obtenir les stats précédents ne donnent pas la température, mais j'avais la chair de poule à certains moments donc, j'estime qu'il ne faisait pas chaud, sachant qu'on était au milieu d'un désert). Les nuages étaient omniprésents et le vent s'amusait à nous contrer dans les montée (ben oui, c'est pas marrant d'essayer d'empêcher à un cycliste de descendre, mais par contre, pédaler contre le vent, c'est pas facile...). La carte Google Map de notre parcours est à votre disposition
Après ce petit tour, nous regagnons la maison au milieu du désert pour un repas salutaire, une douche tout aussi agréable et nous repartons, alors que le soleil se couche derrière les montagnes, vers la métropole des anges.
Vous pourrez, comme d'habitude, retrouver toutes les photos de notre périples, sur mon Picasaweb.

Commentaires
Chapeau bas les cyclistes !!! je constate que la musculature de certains se développe bien....
Depuis quand l'armée a une connexion internet sur l'extérieur ?
Merci pour le commentaire !
Ta mère ne peut plus se connecter sur MSN donc te causer en direct, le programme ne nous connait plus!!!