Week-end à New-York
Par Thomas Villaren le dimanche 18 mai 2008, 22:41 - Week-end à... - Lien permanent
Ou, était-ce bien New-York ? Parceque vu le nombre de français que nous avons croisé le week-end dernier, j'ai bien cru être à Paris à certains moment. Surement la conjonction de plusieurs avantages tel un week-end de 5 jours (avec le jeudi 8 mai férié ainsi que le lundi de Pentecôte) et l'euro qui est toujours aussi fort face au dollars.
Nous avions fait le voyage depuis la côte ouest pour le mariage d'Adrien, un ami (qui est accessoirement mon superviseur) et quelle ne fût pas notre joie de découvrir un climat "français" en atterrissant sous la pluie new-yorkaise.
Petit résumé de ces deux premiers jours de week-end...
Après une courte nuit dans l'avion (pour gagner un peu de temps, nous avions pris un vol de nuit depuis Orange County le mercredi soir), et une arrivée à 6h du mat' à JFK, un des 3 grands aéroports de la région new-yorkaise, nous avons traversé toute la ville, depuis Brooklyn jusqu'au Nord de Manhattant pour débarquer aux alentours de 8h chez un ami de Mike, Dave, qui nous hébergeait pour ces deux premiers jours.
Après avoir déposé nos valises, ayant un petit creux (le sandwich "Brioche Dorée" de la veille paraissait bien loin), nous nous dirigeons vers un ''Diner'', ce genre de restaurant où les habitués viennent prendre leur petit déjeuner et où on vient vous resservir du café pendant que vous dégustez un breakfast de bacon, d'oeufs pochés et de pommes de terre frites (pas des French fries, des fines lamelles de patate cuites d'une façon différente que je ne saurais deviner).
Après une petite sieste, nous décidons de descendre vers Manhattan, en particulier le centre-ville, puisque nous sommes déjà sur l'île de Manhattan,pour y rejoindre Gildas et Aarti qui ont décidé de ne pas dormir après leur vol de nuit. Le métro est très proche du métro parisien, on y retrouve le mélange d'odeur peu agréable, de sueur et de nourriture, c'est un peu plus difficile de savoir où descendre si on n'a pas le plan avec soi, puisqu'au contraire du métro parisien, il n'y a qu'un plan des lignes par rame (et la plupart du temps quelqu'un est assis devant, ce qui rend son accès peu facile) mais par contre, le chauffeur annonce au micro le nom des stations où on s'arrête ainsi que la prochaine station et la direction générale du métro. Bon, par contre, faut réussir à comprendre ce qu'il dit, et là je vous souhaite bon courage (comme on dit, c'est l'intention qui compte...).
Arrivée au centre-ville, nous marchons sous un soleil qui pointe timidement le bout de son rayon vers le Rockfeller Center où nous rejoignons la compagnie et décidons de manger avant de repartir vers de nouvelles aventures. Au programme, un petit tour à pied de la ville, en partant vers Times Square puis Grand Central (la plus grande gare de New-York City), nous redescendons ensuite vers Empire State Building, qui, depuis la chute des tours en 2001, et redevenu le plus haut building new-yorkais. Nous décidons de visiter la bête, le ciel étant bien dégagé, nous avons la chance d'avoir une vue magnifique sur l'île de Manhattan. On aperçoit au loin la statue de la Liberté ainsi que les différents monuments new-yorkais tel le Chrysler Building ou encore le pont de Brooklyn. C'est aussi au sommet de ce gratte-ciel que l'impression d'être à Paris est la plus grande, la plupart des touristes présents parlent le français, on se croirait au sommet de la tour Eiffel.
Nous décidons ensuite de descendre au sud de l'île, du côté de Wall Street et de Ground Zero, le chantier des Twin Towers. Le sud de l'île étant un quartier d'affaire, et la nuit commençant à tomber, nous remontons vers des zones plus animées pour le repas du soir, au cours duquel nous avons prévu de fêter l'anniversaire d'Arnaud qui était la veille. Nous trouvons donc dans SoHo (pour South of Houston, le quartier qui se situe au sud de Houston Street) un restaurant appelé Sanctuary T qui incorpore à chacun de ses plats du thé. Pour Mike, fan de thés en tout genres, c'est la caverne d'Ali Baba. Adrien nous rejoint dans la soirée accompagné de son frère, son cousin et d'un ami d'enfance. Nous terminons notre soirée au bar du restaurant, autour de thés plus ou moins alcoolisés puis rentrons tranquillement en métro chez notre hôte qui, à 3h du matin, travaille toujours.
Le lendemain, le temps est beaucoup moins clément et notre plan de faire une croisière autour de l'île de Manhattan tombe un peu à l'eau (sans mauvais jeu de mot...). Nous partons donc rejoindre une amie de Mike, étudiante à l'université de Colombia (une des plus prestigieuses, donc des plus chères, du pays) et visitons le campus avant de se poser autour d'un café. Pour terminer la journée, rien de mieux un jour pluvieux que d'aller visiter un musée ? Notre choix se porte sur le Met, le Metropolitan Museum of Art, une sorte de Louvres à la new-yorkaise. Le musée est très sympa même si nous n'avons pas le temps en cinq heures pour tout visiter. Nous terminons notre journée et ce week-end à New-York (oui, le week-end à New-York s'est terminé le vendredi soir, le lendemain nous étions dans le New Jersey pour le mariage dont il est question au départ) par un restaurant appelé Marseille. Je vous laisse deviner le type de cuisine servie dans un tel établissement.
En bilan, je dirais que New-York, c'est un peu comme toutes les grandes villes, soit on aime, soit on n'aime pas. Le premier jour, j'ai détesté, j'ai eu l'impression de me retrouver à Paris avec toute la foule dans les rues, les odeurs de pollution et le bruit de la vie citadine que l'on n'a pas l'habitude d'entendre ici. Le deuxième, je me suis pris à aimer la ville. 2 jours laissent le goût de trop peu dans cette ville où il y a milles choses à faire et à découvrir, encore une fois, à la différence d'Orange County où les activités le week-end impliquent d'avoir une voiture et de ne pas vouloir sortir tard. Par exemple, les bars et boîtes ici doivent fermer pour 2h alors qu'à NYC, la barmaid nous a dit qu'elle fermait quand elle n'avait plus de clients. Une ville sympathique qui rappelle beaucoup l'Europe et Paris en particulier, où j'aurais pu passer un peu plus de temps et de laquelle j'aurais ramené un Tshirt souvenir, des photos et un parapluie...





Commentaires
Ah moi j'ai trouvé que New York puait beaucoup plus que Paris. Notamment à cause des poubelles entassées dans les rues, mais aussi parce que le métro était carrément plus crade...
Mon neveu chéri, je te trouve de plus en plus beau (grossir un peu t'a fait du bien!) Comme tu le sais je suis une folle de NY et c'est vrai que c'est très européen, presque aussi romain que parisien d'ailleurs ! Si tu y retourne, fait un tour au musée des dinosaures dans le west side (les tyrex sont d'un sexy...) et fais toi un opéra au Lincoln center (acoustique d'enfer et programmation idoine). Il y a un restau très sympa à côté de la côte basque qui reçoit tous les marins français en goguette, le patron est le président des bretons à NY (il me semble que c'est 56e rue)... Ton petit cousin Antoine te demande, si tu vas dans une réserve indienne, de prendre des photos pour lui, il est dans une phase hyper spécialisation sur les amérindiens (j'ai même dû traduire les mémoire de Géronimo sur Internet, tout ça dans une ambiance musique de guerre des Hopi... le pied ! On t'embrasse très fort. Les parisiens.
PS : Paris ne pue pas, non mais ! Le métro new-yorkais est beaucoup plus dégueulasse que le parisien et en fait ils parlent en espagnol, en effet, c'est un fief professionnel des latinos !
Aaaaaah il semblerait que l'on soit allés à NY en même temps. Marrant !!!
J'y étais du 7 au 11 mai et c'était bourré de français, un truc de fou. Ils avaient tous leur petit routard (comme nous) et même dans les restau les plus perdus on retrouvait toujours au moins 2 français !
En tout cas j'ai adoré et malgré la pluie du vendredi (que l'on a du passer 7h au Met) c'était super cool
@Krazy Kitty : Je m'attendais à pire niveau propreté dans les rues. Je n'ai pas vu de gros entassements de poubelles (ou alors je n'y ai pas fait attention, trop occupé à regarder en l'air et à essayer de deviner le sommet des gratte-ciels !). Niveau odeur, ça allait donc à peu près dans la rue.
@Isa : Je note pour la prochaine fois, j'essayerai les musées en question. En ce qui concerne les réserves indiennes, c'est prévu pour le mois d'août normalement, nous prévoyons un petit road trip avec mon frangin et des amis de Télécom qui devrait nous faire passer au coeur de Mesa Verde et de Monument Valley (Arizona/Utah) où, je crois, il y a des réserves indiennes. En ce qui concerne l'odeur parisienne, c'est quand même un peu plus étouffant que l'air pur de la Bretagne
Mais le métro aux heures de pointes, c'est pareil partout (après, c'est vrai que lorsqu'il est vide, le métro parisien est peut-être plus agréable que le métro new-yorkais).
@Sayline : Ben on aurait pu se croiser (d'ailleurs, on s'est surement croisé) au Met' le vendredi, j'y étais de 16h à la fermeture (ils nous ont viré vers 20h30, sachant qu'il ferme à 21h). En tout cas, je garderais le souvenir d'une français demandait à Mike, mon colocataire américain, dans un anglais approximatif : "Do you want the fiche ?" en lui tendant la fiche d'information sur la partie égyptienne du musée. Je te laisse imaginer l'étonnement de Mike, qui cherchait le poisson en vain, ce qui a dû traumatiser la pauvre française qui n'osera plus jamais s'essayer en anglais. Merci Mike !
Probablement le fait que j'y étais en juin et qu'au lieu de pleuvoir il a fait bien chaud y est pour quelque chose... la poubelle qui macère en plein soleil, n'importe quel Marseillais victime de la grève des éboueurs te le dira, c'est une vraie partie de plaisir.