Lundi matin, l'empereur, sa femme et le petit prince... Ah non, mince, c'est pas ça. Hum... Je reprends. Lundi matin donc, après une courte nuit sur Paris, me voilà debout pour faire le pied de grue devant la boutique Samsung du 3ème arrondissement pour faire débloquer mon téléphone portable (que j'ai depuis plus de 6 mois, donc mon opérateur n'a pas le choix et autorise l'opération). Dès l'ouverture, je fonce sur le guichet et m'entends dire qu'il faut une lettre d'Orange certifiant qu'ils veulent bien que je désimloque mon téléphone. Lettre que je n'avais pas pu récupérer dans la boutique brestoise, dont le manager m'avait imprimé une capture d'écran indiquant la date d'achat de mon téléphone...
Ben, ça suffisait pas à Samsung, du coup, faute de boutique Orange ouverte dans le quartier, pas de téléphone portable débloqué.

Après cette première péripétie, me voilà dans le RER B en direction de Roissy, RER qui a la bonne idée de tomber en panne à Drancy, panne vite réparée heureusement. À l'aéroport, je tombe sur Bruce, un collègue de TELECOM Bretagne qui part au Canada, le monde est petit... Nous mangeons donc ensemble avant de partir chacun vers nos portes d'embarquement respectives.

Le vol avec British Airways s'est très bien passé, nous étions que 2 pour 3 sièges dans rangée (le siège du milieu étant libre). À part le moment où mon voisin, un indien avec un accent à couper au couteau, s'est décidé à dormir allongé sur les deux sièges, sa tête sur l'accoudoir, ses cheveux sur mon bras, tout s'est déroulé à merveille (et j'ai eu l'impression de ne faire que manger). Je ne mentionnerais pas les quelques turbulences et l'atterrissage à Londres qu'on aurait dit que le pilote conduisait un 4x4 !

Arrivée à Boston sous la pluie, pas de dépaysement par rapport à la Bretagne me direz-vous (bouuuuh, c'est pas vrai, il fait toujours beau en Bretagne !) avec un petit quart d'heure de retard. Le temps de passer l'immigration (très rapidement, aucun problème), la douane (rien à déclarer !) et de récupérer ma valise, me voilà dehors à attendre le "T", un bus du réseau de Boston. Je rencontre dans la file des américains, toujours aussi sympas ces américains, ils n'hésitent pas à discuter même si mon anglais a un peu du mal à se remettre en route.
Et puis le bus nous emmène au Centre Ville, entre sous terre, comme le font les métros aériens à Paris, pour s'arrêter dans une station souterraine dans laquelle on peut faire une connexion vers le métro sans sortir (i.e. sans passer par des tourniquets). Ça tombe bien, le chauffeur du bus ne donne pas de ticket quand on paye directement en liquide.

Quelques stations de métro plus loin (la ligne rouge, il n'y a que 4 lignes de métro, de 4 couleurs différentes), me voilà à entamer le sprint final vers la maison, en passant devant l'université d'Harvard (j'habite à 10 minutes à pied d'Harvard, à la limite entre Cambridge et Somerville, deux villes au nord de la Charles River). À la maison, deux de mes colocs m'accueillent et me montrent ma chambre, un poil vieillotte (pas de photos pour le moment, je vais meubler un peu avant), à l'image du reste de la maison en fait. Mais je commence à m'y sentir bien.
Et si vous avez remarqué, je n'ai toujours pas parlé du MIT. Et bien j'en laisse sa découverte pour un nouvel article !